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mercredi 30 septembre 2015

Le petit prince - Antoine de Saint-Exupéry



J'ai retrouvé dans la maison familiale, cette édition Gallimard de 1946 du Petit Prince de Saint-Exupéry !
Une version bien ancienne qui est passée de mains en mains dans la famille pour finir entre les miennes, petite fille qui commençait à peine à lire et à écrire.

J'avais décidé de transformer cet ouvrage en livre de poésies et de chansons, ne manquant pas de faire mes petits commentaires à propos des dessins et d'en personnaliser certains avec mes propres couleurs, commettant au passage, l'outrage d'abimer le livre de mon écriture malhabile !

Vous noterez que sur la couverture, j'ai choisi de transformer une lune (ou un astéroïde ?) en soleil rayonnant et heureux de vivre ! Appréciez également les jolies fautes d'orthographe un peu partout et les commentaires amusants (à ma décharge, je devais avoir 5 ans et j'étais pleine d'imagination !!!).







samedi 22 août 2015

Trésor retrouvé


Quand j'étais petite, j'ai toujours vu trôner quelque part chez mes parents, une vieille machine à écrire. J'appris que c'était celle de mon grand-père paternel. Cette machine me fascinait et on me permis vers l'âge de 7 ans de m'en servir. Je m'en servais principalement pour jouer "au bureau de Poste" ! Je confectionnais des planches de timbres en utilisant largement la touche "tiret du 6" qui permettait de légèrement perforer le papier en tapant fort, je pouvais ainsi découper les timbres sans ciseaux, grâce aux pointillés ! Je tapais également des courriers imaginaires (avec des coupons-réponse "découpez en suivant le pointillé", toujours grâce au tiret magique) que j'étais sensée remettre à mes clients, imaginaires eux aussi ! 

Et puis j'ai grandi, nous avons pas mal déménagé aussi et la jolie machine à écrire de Grand-Père a disparu. En fait, je ne m'en suis plus tellement souciée jusqu'à il y a quelques années où je me suis souvenue de cette superbe machine à écrire qu'il me plairait tant de retrouver, moi qui affectionne particulièrement toutes les choses anciennes qui ont un rapport à l'écriture et surtout les souvenirs de famille. Papa est décédé il y a 16 ans, je demande donc à Maman si elle sait où pourrait se trouver la machine, mais elle ne se souvient pas... Et puis il y a quelques mois, au détour d'une conversation avec ma grande soeur, celle-ci me parle d'une brocante qu'elle a l'intention de faire en septembre afin de se séparer de quelques vieilleries dont la vieille machine à écrire du grand-père ! Mon sang ne fait qu'un tour ! En fait, la machine était dans son grenier depuis des années ! Quand je lui ai dit à quel point revoir cette machine me ferait plaisir, elle m'a bien entendu proposé de la récupérer et c'est durant mes vacances estivales en terre familiale que ma soeur m'a entraînée dans son grenier où la belle machine m'attendait sous une couche de poussière. 

Elle avait pris un sacré coût de vieux cette machine ! Je me suis souvenue que lorsque je m'en servais, il y a donc une quarantaine d'années, elle fonctionnait parfaitement et était en parfait état. Ces 40 années de tribulations et d'oubli sous la poussière l'ont passablement dégradée, mais après un nettoyage minutieux, je lui ai rendu un peu de propreté et surtout, l'usage de tous ses mécanismes. Bien sûr, des traces de rouille, d'érosion, de vert-de-gris ont résisté à mes quelques soins, mais en même temps, ce n'est peut-être pas plus mal de la laisser dans son jus ancien ! C'est un modèle qui vient de Chicago !





Et dans une jolie boutique de Saint-Malo, je suis tombée sur ce beau coffret d'écriture : encres et plumes à l'ancienne.Certes, ce n'est pas un trésor familial, mais l'objet m'a beaucoup séduite !



vendredi 14 août 2015

Le temps des vacances


Quelques jours de vacances bien réparatrices auprès de ma Maman, dans la maison familiale de ma très chère Cité Corsaire, à quelques encablures du château de Chateaubriand à Combourg, tout près de sa tombe à la très belle épitaphe sur le Grand Bé, non loin de la belle cité du livre à Bécherel, aux portes "des Murs" comme on dit ici, où une très ancienne librairie résiste toujours et encore... Et l'occasion de m'abreuver de lectures bretonnes que je reviendrai prochainement évoquer. L'occasion également de retrouver un précieux trésor de famille qui me semblait disparu mais qui était dans le grenier de ma soeur qui m'en a fait cadeau... Si la curiosité vous pique, là encore, je reviendrai bientôt parler de ce trésor...




















dimanche 14 décembre 2014

Petit mot précieux...





J'ai eu la chance de retrouver cette petite note à l'intérieur d'un livre de ma tante écrivain et poète, Suzanne Allen (j'en ai déjà parlé ici et là).

Rédigée à la va-vite sur une très fine petite page de bloc, il semblerait que cette note soit adressée à une certaine Hélène. Je ne sais pas qui est cette femme... Amie ? Collègue d'écriture ?... J'aime énormément le contraste entre le sérieux relatif du texte et la dernière annotation ("je me suis gouré") !

Ce petit mot m'est extrêmement précieux et je le conserve religieusement. C'est tout ce que j'ai de ma tante, avec un livre dédicacé qu'elle m'a offert et une photo d'enfance.

Je profite d'ailleurs de cet article et de cet espace d'expression public pour demander à toute personne qui aurait connu ma tante ou qui aurait des informations sur sa vie et son oeuvre, de bien vouloir me contacter. J'essaye en effet de retracer son parcours et j'ai très peu d'éléments, y compris au sein de ma propre famille puisque la plupart des membres de la famille qui l'ont côtoyée ne sont malheureusement plus de ce monde...


Lundi 25 octobre 1949

Chère Hélène,

Que devenez-vous ? Que se passe-t-il ? 
Seriez-vous souffrante ? Dans ce cas, faites-moi signe et j'irai vous voir. Sinon, pouvez-vous accepter ce rendez-vous pour jeudi 6 1/2 au Seuil, montez me chercher au 2ème pour ne pas attendre en bas et nous irons où vous voudrez pour causer un peu tranquillement. Nous pourrons prendre également rendez-vous pour que vous veniez à la maison (avec Bob s'il en a envie). Avez-vous besoin de votre livre, ou le prendrez-vous quand vous viendrez ?
La vie est toujours aussi quotidienne, le travail bat de l'aile car il y a, en ce moment beaucoup de manuscrits au Seuil. J'ai passé deux poèmes dans la Tour de Feu, où plus exactement, j'ai laissé passer, mais je m'en mords les doigts, pour des raisons idéologiques que je vous dirai.

Au revoir
Fraternellement et affectueusement
Suzanne Allen

A jeudi prochain 6 1/2 au .................
J'ai voulu faire un escalier, mais je me suis gouré

dimanche 16 novembre 2014

Le courrier de mon oncle

Samedi 9 mars 2013


J'ai un oncle (mon Tonton Michel), que j'aime énormément... 
Je le vois très très peu, quasiment jamais même puisqu'en dix ans, il me semble ne l'avoir vu qu'une seule fois. J'ai déjà, à demi-mots, parlé de lui dans mon blog, il s'agissait d'un article dans lequel je reprenais un "tag" dans lequel il fallait confier certaines choses. Une de ces questions était du style "quel souvenir de votre enfance vous a marquée ?" et je me souviens avoir répondu qu'il s'agissait du grand pique-nique familial, réunissant la famille élargie où l'on devait être une quarantaine, pique-nique organisé chaque été par mon oncle et ma tante qui habitaient à l'autre bout de la France et qui revenaient chaque été en Bretagne pour un mois de vacances. Ils louaient à cette occasion, une chouette ferme, et nous avions tous grand plaisir à nous retrouver tous ensemble pour cet événement, pour cette fabuleuse journée où l'on partageait nos repas, où l'on jouait aux boules, au palet, aux raquettes, on faisait de la balançoire, on chantait, on jouait aux cartes... Que de beaux souvenirs, que de beaux moments qui manquent aujourd'hui... 

Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que mon Tonton Michel a un don particulier : la correspondance. J'adore et j'admire sa façon d'écrire de longues lettres. A l'ère de Facebook, des Tweets et autres SMS, lui, écrit encore à l'ancienne. De longues lettres dans lesquelles il raconte son quotidien, les choses de la vie et s'enquiert de la santé et des nouvelles de son correspondant. Recevoir une lettre de Tonton Michel est toujours un immense bonheur. Lorsque j'en reçois une, je la savoure, je la respecte, je ne l'ouvre pas tout de suite, je m'y prépare, je prends le temps. Je m'assieds d'abord, puis je prends un coupe-papier pour ouvrir l'enveloppe sans la déchirer, je sors délicatement la carte ou la liasse de feuillets, je m'enfonce dans mon canapé et je commence la lecture. C'est une écriture à l'ancienne, belle, d'une beauté incroyable alors qu'il s'agit d'évoquer le quotidien... Je conserve précieusement ces lettres dans une boîte. Je me dis que ces lettres ne devraient pas rester dans cette boîte mais être compilées dans un recueil car je me dis que rares sont les personnes qui écrivent encore ainsi, et qu'il doit rester une trace de ce don de la correspondance qui disparaît peu à peu. 

Il y a quelques années, j'ai découvert un artiste que j'aime énormément. Si vous me connaissez bien, vous savez bien sûr qu'il s'agit de Vincent Delerm. Dans son tout premier album, figure une chanson "Chatenay-Malabry". Lorsque j'ai écouté cette chanson pour la première fois, j'ai eu l'impression de lire une lettre de mon Tonton Michel, le phrasé, les questions, sont les mêmes ! Une façon de s'exprimer que l'on n'entend plus guère et qui pourtant est si douce à l'oreille... Voilà, il me tenait vraiment à coeur d'écrire un article pour rendre hommage à l'écriture épistolaire, un genre en voie de disparition, et plus particulièrement pour rendre hommage à la beauté de l'écriture de mon Tonton Michel, qui peut-être, lit ces lignes...

Bribes épistolaires :






vendredi 14 novembre 2014

Antiquités littéraires

Mardi 17 juillet 2012



Maman m'a donné deux très beaux livres anciens qui appartenaient à mon grand-père paternel :



Le Larousse ménager illustré date de 1926. Il s'agit en fait d'un dictionnaire ménager très étonnant, on y retrouve, classé par ordre alphabétique, tout ce qu'une ménagère devait savoir à l'époque, de comment repasser une chemise à comment broder une fleur au point de tige en passant par comment tracer le patron d'un costume de garçonnet, sans oublier les divers points de crochet, comment dépouiller un lapin ou plumer une poule ! C'est un très bel ouvrage aux pages jaunies et à la tranche aux feuilles dorées et qui fleure bon l'ancien temps ! Il est en outre très révélateur des us et coutumes des siècles passés, à mon avis, c'est le genre de livre que l'on offrait à la jeune mariée !

Le livre de Fables de La Fontaine est quant à lui encore plus ancien puisqu'il date de 1858, l'année est même indiquée en chiffres romains et les fables sont écrites en "vieux françois", c'est, là encore, un bien bel ouvrage, précieux pour moi car il représente également un bel héritage familial. Pour la petite histoire, la plupart d'entre nous ne connaissons que les fables les plus connues comm Le lièvre et la tortue, La cigale et la fourmi, Le laboureur et ses enfants.... eh bien ce livre en contient 240 dont la plupart nous sont inconnues ! Si un jour j'ai le temps (!) je le lirai en entier !

Extrait de "vieux françois" : Le loup devenu berger "Un loup, qui commençoit d'avoir petite part Aux brebis de son voisinage, Crut qu'il falloit s'aider de la peau du renard, Et faire un nouveau personnage"











jeudi 13 novembre 2014

La mauvaise conscience # 2 - Suzanne Allen

Mercredi 1er février 2012

J'ai fini de lire le livre que ma tante a écrit en 1955, "La mauvaise conscience". 

Ce livre m'a beaucoup émue et touchée, elle y raconte sa vie, de sa naissance jusqu'à ses 25 ans, année de la Libération. Elle y raconte donc son enfance, sa soif de lire et d'apprendre, mais aussi son amour de la nature et des belles choses. Elle y raconte également son adolescence, les années de pensionnat, sa découverte de l'amour, son désir d'indépendance, son besoin de liberté... Enfin, sa vie de jeune femme durant la guerre 39-45 et comment, grâce à l'amour et à la guerre, elle va se révéler et découvrir que la vie peut être autre chose qu'une éternelle quête du savoir et de l'intellectualisme. Elle traversera des épreuves qui l'aideront à envisager la vie différemment et à trouver la sérénité. 

J'avais peur d'y découvrir de lourds secrets de famille. J'y apprends effectivement des choses douloureuses pour elle et sa maman, mais au fond, ces choses-là, je m'y attendais un peu... Etait-ce rangé dans un coin de mon inconscient familial ? Par pudeur, je ne rentrerai pas dans les détails ni ne les dévoilerai (bien que cela relève du domaine public puisqu'il s'agit d'un livre qui a été publié). J'espérais qu'elle y parle plus de ses frères et soeurs, et donc de mon Papa en particulier, mais il y a très peu de choses sur eux, sachant qu'elle était l'aînée d'une fratrie dont les autres enfants étaient nés bien longtemps après elle, la différence d'âge était grande et quand elle a eu l'âge de quitter le foyer, ses frères et soeurs étaient encore petits. J'ai aimé faire connaissance de cette tante que j'ai trop peu connue, aimé son écriture, très belle, fluide et "vieille France" qui m'a émue, et c'est un peu de moi, de mon caractère et de ma personnalité que j'ai retrouvé à travers ses mots. 

Durant ma lecture, je me suis souvent exclamée "mais c'est comme moi !". Voici quelques particularités que j'ai soulignées et qui me correspondent également : depuis toute petite, elle a toujours aimé s'isoler pour dévorer des livres, elle aimait parcourir la nature, elle avait toujours envie d'apprendre et de découvrir, elle faisait un complexe de son nez, elle était perfectionniste et aimait le travail bien fait, les choses bien rangées, elle était opiniâtre, volontaire et courageuse, rigoureuse et avec un grand sens du devoir, avait énormément besoin de la reconnaissance des autres et ne supportait pas que l'on puisse penser qu'elle ait mal fait quelque chose, elle passait parfois pour être froide mais en fait c'est parce qu'elle avait besoin d'analyser, de comprendre, de connaître la personne avant de pouvoir s'ouvrir, elle aimait être chez elle tranquille... 

Je suis vraiment heureuse d'avoir pu apprendre à la connaître, avec toutefois ce regret de ne pas l'avoir fait de son vivant et de ne pas avoir pu la voir plus souvent et discuter avec elle, j'ai ce petit goût amer de l'inachevé, cette sensation d'avoir loupé une belle rencontre...

Voici la seule et unique photo que j'ai d'elle : petite fille, photographiée avec son frère Emile... A eux deux, ils étaient les aînés d'une fratrie de 5 enfants


Si qui que ce soit qui lit cet article, peut me donner des informations sur Suzanne Allen, je suis preneuse !

La mauvaise conscience - Suzanne Allen

Mercredi 7 décembre 2011



Il n'en subsistait aucun exemplaire dans la famille... Cela faisait un bon moment que la perspective d'acquérir ce livre me tarabustait... J'ai eu du mal à le trouver, mais je l'ai trouvé : une version originale de 1955 avec à l'intérieur, un petit mot de l'auteur à son éditrice...

Mais commençons par le commencement...

J'avais une tante (soeur de papa) qui était écrivain. Elle écrivait des romans, des essais, des poêmes, des oeuvres philosophiques et était publiée chez Gallimard. Elle est décédée en 2001. Je l'ai très peu connue. Pourtant, le si peu que je l'ai vue, c'était chez mes parents qui l'avaient accueillie lors d'un court séjour pour la triste circonstance du décès de ma grand-mère... Je devais avoir 12-13 ans... Cette visite chez nous est le seul souvenir que j'ai d'elle, mais je m'en souviens très bien. Je garde le souvenir d'une femme élégante, extrêmement cultivée, posée et en même temps un peu excentrique. Avant de partir, elle m'a offert un livre, "Le loup des mers" de Jack London. Pour moi, recevoir un livre d'elle était le plus beau des cadeaux, il ne s'agissait pas d'une de ses publications mais j'ai compris plus tard pourquoi ses écrits n'étaient pas accessibles à une pré-adolescente ! Après ce séjour, je ne l'ai plus jamais revue, et aujourd'hui, avec le recul, je le regrette... Je regrette également de ne pas avoir correspondu avec elle, gardé un contact ne serait-ce qu'épistolaire. J'aurais aujourd'hui tant de choses à lui demander, tant de questions à lui poser, j'aurais tant aimé en savoir plus sur elle, car j'ai l'impression que je tiens beaucoup de choses d'elles. Mais voilà, cela n'a pu se faire, et l'on ne peut pas revenir en arrière, la vie est ainsi faite de regrets, de choses auxquelles on ne prête pas forcément intérêt à un moment donné et qui, en mûrissant prennent toute leur importance...

Suzanne a vécu son enfance en province et a fuit assez tôt le domicile parental pour s'installer à la capitale. A priori, elle avait des idées très tranchées et était en avance sur son temps dans sa façon de penser, d'envisager et de vivre les choses, et à l'époque, cela était très mal vu. Elle est donc devenue écrivain, a été remarquée par Queneau et Paulhan et donc publiée chez Gallimard. Elle a également été membre du groupe surréaliste révolutionnaire dont faisait entre autres partie Aimé Césaire. Elle avait également des affinités avec les écrivains de l'Oulipo (Queneau donc) et les artistes de l'Oupeinpo (Ouvroir de Peinture Potentielle) dont elle était elle-même membre. Elle a d'ailleurs partagé sa vie avec un artiste peintre, ils habitaient tous deux un loft à Paris au centre duquel poussait soit-disant un arbre ! Ils ont mené une vie de bohême, d'artiste... Peu connue, ses livres ne se vendaient pas comme des petits pains, et pour boucler les fins de mois, elle était critique littéraire dans divers journaux et magazines. Elle a eu une fille, Aude, qui est donc ma cousine, que je n'ai jamais connue et dont j'ignore tout...

Voilà tout ce que je sais d'elle... pour l'instant. Depuis quelques temps, j'ai envie de découvrir son oeuvre. Maman à qui j'avais posé quelques questions, tout d'abord pour savoir s'il y avait encore quelque part dans la famille des exemplaires de ses livres (elle n'est plus éditée actuellement), m'avait indiqué que ses écrits étaient plutôt bizarres, libertaires. En faisant des recherches, j'apprends que son premier roman, "La mauvaise conscience", publié en 1955, est en fait plus ou moins une autobiographie dans laquelle elle trace un portrait au vitriol de son père. J'ai eu du mal à la trouver, mais je l'ai trouvée : une édition originale d'époque.

Maintenant, il faut que je trouve le "courage" de me lancer dans sa lecture. J'en ai envie bien sûr, mais j'ai un peu peur de découvrir des secrets de famille, des choses que je ne devrais peut-être pas savoir, au risque d'en être perturbée... En fin de compte, je sais peu de choses sur ma famille paternelle, je sais que les enfants ont été élevés à la dure, je n'ai jamais connu mon grand-père qui était décédé bien avant ma naissance, quant à ma grand-mère, elle n'était pas très affectueuse, pas très causante, c'était même une femme dure. J'étais encore adolescente quand elle est décédée... Et en même temps, comme je le disais plus haut, je sens en moi des traits de caractère de Suzanne, il y a des "choses" difficilement explicables, que l'on sent en soit, comme ça, sans savoir d'où ça vient, sans savoir pourquoi, et je me dis que la clé est peut-être là... alors je veux en savoir plus, je veux comprendre.