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lundi 13 avril 2020

L'enfant et le volcan, suite péléenne - Manuel Césaire

Martinique
On parle musique !

Belle découverte musicale : Manuel Césaire. 
Cet album, l'enfant et le volcan, suite peléene, est un enchantement pour les oreilles, surtout le morceau "Balade des cendres" que j'écoute en boucle en ce moment. Manuel Césaire est le Directeur du Tropiques Atrium Scène Nationale de Fort-de-France en Martinique, et sa musique peut sans doute être qualifiée de symphonique créole. 

La culture antillaise est toujours top et c'est un plaisir de continuer à la découvrir.

L'or noir - Arthur H et Nicolas Repac

Antilles

Parlons musique...

L'or noir de Césaire à Glissant... 

Poésie contemporaine de la Caraïbe francophone.
Un superbe album musical dans lequel Arthur H lit les poèmes des grandes plumes caibéennes sur la musique de Nicolas Repac. Les textes magnifiques et la musique s'enchaînent avec tellement d'harmonie que l'on croirait qu'il ne s'agit que d'une seule et même histoire. 

L'album se termine en beauté avec le très beau "Marie-Galante" d'Edouard Glissant et je souligne également la préface écrite par Dany Lafferière qui introduit parfaitement l'album

dimanche 8 mai 2016

Merveilles de Vienne #5

La musique

Bien que nous logions juste à côté, nous ne sommes pas allés à l'Opéra et nous sommes contentés de fréquenter son café très sympa ! En revanche, l'avantage de cet opéra, c'est qu'il y a un écran géant sur la façade et de nombreuses chaises sur son parvis, permettant de suivre en live les opéras qui y sont donnés ! Nous avons ainsi pu suivre Don Giovanni de Mozart. Bien sûr, ce n'est pas comme d'être dans la salle, mais cela permet à tout le monde d'accéder gratuitement à la beauté de ce genre musical.
Nous avons en revanche assister à un concert de Mozart dans le célèbre Musikverein, encore un bel endroit à l'acoustique parfaite !




 
















vendredi 24 juillet 2015

Le salon des refusées - Claire Diterzi (musique)





En fait, Claire Diterzi a bien été pensionnaire à la Villa Médicis, mais au grand dam de certains "intellectuels" qui pensaient qu'une chanteuse de variété n'avait pas sa place dans l'antre de la création artistique. Moi je pense que Claire Diterzi avait toute sa place dans la célèbre et belle Villa surplombant Rome. La preuve avec ce bel album, "Le salon des refusées", qu'elle a créé là-bas, et que l'on peut qualifier d'oeuvre musicale artistique (enfin bon, je sais, ceci n'est que mon humble avis !). C'est vrai, pourquoi être pensionnaire de la Villa Médicis ne devrait rimer qu'avec "création décalée ou originale" ? 

Je trouve que l'article que Télérama lui a consacré en janvier 2013 reflète parfaitement ma pensée : 
"Dire que son arrivée à la villa Médicis avait fait s'étrangler quelques pisse-froid, terrifiés qu'une artiste de musique dite « populaire » puisse partager le même espace que des compositeurs « savants »... Ce Salon des Refusées est une réponse flamboyante. Un album truffé de références, étonnant, exigeant, déconcertant. Et remarquable. Sans lâcher sa guitare électrique, Claire Diterzi délaisse les machines qu'elle affectionnait pour un instrument banni (refusé, lui aussi) de la chanson et la pop : la viole de gambe. En résulte un son âpre, presque ancestral ; un dépouillement acoustique auquel elle ne nous avait pas habitués. Même son chant se débarrasse des effets d'hier, s'offrant dans une nudité d'équilibriste, impressionnant, mais pas démonstratif. Comme si l'éloignement créatif — et l'adversité ? — l'avait poussée à revenir à l'essentiel. A bien écouter, son disque dessine une carte du Tendre, au plus intime, dont le titre devient peu à peu un tiroir à double, ou triple fond. La « refusée » Diterzi ne se cogna pas seulement à la porte de la villa ; elle se heurta aussi à des murs amoureux, et avant cela paternels, qu'elle évoque ici sans frime, colère, ni faux-semblant. L'écriture est fulgurante, osée ; traversée d'humour et d'insolence. Parfois bouleversante. Clair-obscur ou Corps étrangers sont des modèles de délicatesse. Scellant, à la barbe des coincés de toutes les chapelles, une renaissance superbe." 

Le morceau "Corps étrangers" qui clôt l'album, est particulièrement beau :



 
Et pour la petite histoire, voici ce qu'était "Le salon des refusés(e)s" :
En 1863, le jury du Salon Officiel de peinture et de sculpture (désigné par les membres de l'Académie), refusa plus de 3000 œuvres sur 5000. À l'époque, le Salon était la seule façon pour un artiste d'acquérir une reconnaissance officielle. L’empereur Napoléon III, sur conseil de Viollet-le-Duc, décida qu’une exposition des refusés se tiendrait au Palais de l’Industrie. Le Salon des Refusés, illustration de l’émergence en opposition avec le goût officiel, marqua par sa grande modernité le début de la libération de la peinture, inacceptable pour la foule habituée au mauvais goût douceâtre des académiques (surnommés à l’époque “pompiers”). Coupée du grand public, cette peinture nouvelle œuvra en marge, dans l'audace soutenue par la foi commune des artistes.

Non, en fait, Claire Diterzi a bien été pensionnaire à la Villa Médicis, mais au grand dam de certains "intellectuels" qui pensaient qu'une chanteuse de variété n'avait pas sa place dans l'antre de la création artistique. Moi je pense que Claire Diterzi avait toute sa place dans la célèbre et belle Villa surplombant Rome. La preuve avec ce bel album, "Le salon des refusées", qu'elle a créé là-bas, et que l'on peut qualifier d'oeuvre musicale artistique (enfin bon, je sais, ceci n'est que mon humble avis !). C'est vrai, pourquoi être pensionnaire de la Villa Médicis ne devrait rimer qu'avec "création décalée ou originale" ? Je trouve que l'article que Télérama lui a consacré en janvier dernier reflète parfaitement ma pensée : "Dire que son arrivée à la villa Médicis avait fait s'étrangler quelques pisse-froid, terrifiés qu'une artiste de musique dite « populaire » puisse partager le même espace que des compositeurs « savants »... Ce Salon des Refusées est une réponse flamboyante. Un album truffé de références, étonnant, exigeant, déconcertant. Et remarquable. Sans lâcher sa guitare électrique, Claire Diterzi délaisse les machines qu'elle affectionnait pour un instrument banni (refusé, lui aussi) de la chanson et la pop : la viole de gambe. En résulte un son âpre, presque ancestral ; un dépouillement acoustique auquel elle ne nous avait pas habitués. Même son chant se débarrasse des effets d'hier, s'offrant dans une nudité d'équilibriste, impressionnant, mais pas démonstratif. Comme si l'éloignement créatif — et l'adversité ? — l'avait poussée à revenir à l'essentiel. A bien écouter, son disque dessine une carte du Tendre, au plus intime, dont le titre devient peu à peu un tiroir à double, ou triple fond. La « refusée » Diterzi ne se cogna pas seulement à la porte de la villa ; elle se heurta aussi à des murs amoureux, et avant cela paternels, qu'elle évoque ici sans frime, colère, ni faux-semblant. L'écriture est fulgurante, osée ; traversée d'humour et d'insolence. Parfois bouleversante. Clair-obscur ou Corps étrangers sont des modèles de délicatesse. Scellant, à la barbe des coincés de toutes les chapelles, une renaissance superbe." Le morceau "Corps étrangers" qui clôt l'album, est particulièrement beau :

Copy and WIN : http://ow.ly/KNICZ

samedi 25 avril 2015

Birds on a wire - Dom la Nena et Rosemary Standley




Une fois n'est pas coutume, je ne vous parlerai pas de lecture mais de musique !

Birds on a wire est une très belle oeuvre musicale de reprises. Dom la Nena, talentueuse violoncelliste d'origine brésilienne, et Rosemary Standley, chanteuse du groupe Moriarty revisitent à leur (belle) manière dans cet album (on peut même dire qu'elles ré-enchantent) quelques célèbres textes (français, anglais, portugais, italiens, arabes...), empruntés à John Lennon, Leonard Cohen, Stefano Landi et quelques autres.

Sous leur touche personnelle, ces textes, ces airs, prennent des allures tantôt baroques, tantôt sensuelles. Une belle oeuvre musicale donc, mais également littéraire puisque le disque est présenté dans un somptueux livret reprenant les textes très joliment illustrés de toiles de maîtres. 

Un bel écrin pour un petit bijou ! Un "objet" artistiquement très intéressant !









dimanche 16 novembre 2014

L'or noir

Mardi 28 février 2013






J'ai découvert récemment un très beau livre-CD. Il s'agit de "L'or noir" d'Arthur H et Nicolas Repac. J'ai tout d'abord trouvé la pochette très belle, puis je me suis dit en voyant les noms d'Arthur H et de Nicolas Repac que cela ne pouvait être que bien ! Puis, je découvre qu'il s'agit d'un livre, avec des poèmes et des extraits d'oeuvres de ceux que l'on a coutume d'appeler "les chantres de la négritude". Je me suis souvenue combien j'avais été touchée en découvrant l'oeuvre d'Aimé Césaire lors de mon voyage à la Martinique. Avec ce CD, je redécouvre la beauté, la puissance et la force de l'écriture créole, et combien celle-ci nous met en communion avec la terre, avec l'eau, avec le vent, combien elle nous transporte dans un univers sauvage, brut et doux à la fois... Ces extraits littéraires sont contés par la voix profonde d'Arthur H, avec un accompagnement musical de Nicolas Repac qui a le don de jouer de plusieurs instruments (guitare, guimbarde, flûte harmonique, caisse, sanza et udu) mélangeant rythme et vibration aux moments opportuns de cette lecture presque théâtrale. Par moment (et notamment dans le poème d'Aimé Césaire, "Corps perdu") on imagine Arthur H en sorcier vaudou ! Cette très belle lecture musicale m'a donné des frissons et m'a transportée ! C'est vraiment un très bel hommage à la créolitude. Une belle découverte donc pour moi qui suis tombée amoureuse des Antilles !


Liste des textes lus : 
1. Corps Perdu d’Aimé Césaire - "Cadastre" 
2. La Cohée du Lmentin d’Édouard Glissant - extraits 
3. Le Métier à tisser de René Depestre - "Poèmes en retard sur la mer Caraïbe" 
4. Outremer, trois océans en poésie, anthologie établie par Christian Poslaniec et Bruno Doucey "À la crinière du cyclone" de Georges Desportes 
5. Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire - extraits 
6. Outremer, trois océans en poésie, anthologie établie par Christian Poslaniec et Bruno Doucey "La Foire aux morts" Gilbert Gratiant 
7. L’Énigme du retour de Dany Laferrière - "L’enfant du pays" 
8. L’Ivrogne dans la brousse d’Amos Tutuola (traduction Raymond Queneau) - extraits 
9. Les Armes miraculeuses d’Aimé Césaire - "Prophétie" 
10. Des poings chauffés à blanc de James Noël - "Lettre du sorcier" 
11. Les Armes miraculeuses d’Aimé Césaire - "Le cristal atomique" 
12. La Cohée du lamentin d’Édouard Glissant - "Paysage" 13. L’Invention des désirades de Daniel Maximin - "Soufrière"

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